Les systèmes de partage en ligne

Depuis quelque temps fleurissent des systèmes de partage et de synchronisation de fichiers en ligne, comme Hubic, Dropbox, Onedrive ou d'autres.

Ces services sont capables de synchroniser vos fichiers locaux dans le cloud.

Pratiquement, vous désignez un répertoire de votre machine au service, et les fichiers de ce répertoire sont copiés “dans le cloud”, c'est à dire sur une machine distante avec laquelle communique votre ordinateur, par Internet.

Pour aller un peu plus loin avec ces services, vous pouvez aussi synchroniser plusieurs machines. Imaginons que vous travaillez à Paris sur un ordinateur A, surveillé par, mettons, Hubic. Et en fin de semaine, vous allez dans votre maison de campagne, en Champagne, par exemple. Là, vous avez un autre ordinateur, B, que vous avez aussi abonné à Hubic. Quand vous allez ouvrir B, Hubic va synchroniser les données du cloud vers votre ordinateur : au final, les données des répertoires abonnés à Hubic seront identiques entre A et B. Vous travaillez un peu, Hubic resynchronise vos données dans le cloud, et quand vous reviendrez à Paris, A retrouvera les données de B. Magique ?!

Consommation de bande passante : La copie vers le cloud a lieu à chaque fois qu'un fichier change. C'est à dire que, selon les applications, le service peut consommer une part non négligeable de votre connexion Internet.

Conflits entre fichiers : il peut arriver, pour une raison quelconque, que le service ne puisse pas copier le fichier du cloud vers la machine locale, notamment quand le fichier local est verrouillé par une application, ce qui est le cas des fichiers de la base de données quand Gestan est ouvert. Il faut donc ne lancer Gestan que lorsque la synchronisation est terminée.

Risque d'écrasement inverse : dans certains cas, il peut arriver qu'un fichier ancien écrase un fichier récent. Par exemple, quand vous faites une réindexation localement, alors que la synchro n'est pas terminée. Même cas que le cas précédent, il faut être très vigilant et ne pas ouvrir Gestan tant que la synchro n'est pas terminée.

Fonctionnement en réseau : dans le cas d'un fonctionnement multiposte, il est fortement déconseillé de passer par un service de synchronisation. En effet, les mises à jour multiples risquent de consommer beaucoup de bande passante, et la synchronisation a de très forte chance de se prendre les pieds dans le tapis, et de très mal synchroniser les données et les index, notamment.

Un backup correct mais inadapté aux bases de données. Ce type de service peut faire un backup correct, mais reste peu adapté à la sauvegarde des bases de données : en effet, si vous faites 50 factures par jour, les fichiers correspondants seront sauvegardés 50 fois par jour via Internet, ce qui n'est pas terrible comme mode de fonctionnement. Il est préférable de ne faire ce type de sauvegarde distante qu'une seule fois par jour.

De nombreux programme de sauvegarde sont disponibles sur Internet, gratuits ou payants. Parmi nos préférés : Cobian backup, SynckBack Free, voire WinSCP.

Une réponse possible aux contraintes de mobilité : ce type de service peut constituer une réponse à des contraintes de mobilité (travail dans deux lieux distincts), à deux conditions :

  • pas de travail en réseau sur la base
  • grande vigilance pour ne jamais ouvrir Gestan sur une machine locale avant que la synchro ne soit terminée.

Cependant et par expérience, à cause du trop grand risque d'écrasement accidentel de données, nous déconseillons d'utiliser ces systèmes pour des bases Gestan. Pour répondre aux contraintes de mobilité avec une base multi-utilisateurs, la réponse adéquate est Gestan Cloud, voire Gestan C/S si vous avez une liaison Internet performante. Gestan Cloud est plus cher, bien sûr, mais il vaut mieux investir 30 euros par mois pour savoir ses données parfaitement à l'abri des étrangetés constatées parfois avec l'utilisation de ces services ;-)

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  • Dernière modification: 2017/05/09 17:56
  • par ics01